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Avis de pneumologues sur la cigarette électronique

Avis de pneumologues sur la cigarette électronique

Bien que la cigarette électronique soit présente en France depuis plus de 10 ans, les études s'enchaînent sans que l’on ait un avis précis sur ce que pense le corps médical de la cigarette électronique ?  Même si son efficacité dans le sevrage tabagique n’est plus à mettre en doute, celle des risques sur le corps reste d'actualité.  Est-ce que vaper peut entraîner une insuffisance respiratoire ? La cigarette électronique endommage-t-elle les poumons ? Et plus précisément, quel est l'avis des pneumologues sur le vapotage et ses effets sur les fonctions pulmonaires ? Vapoter tente de répondre à toutes vos interrogations.

Sommaire

Est-ce que vapoter à des conséquences sur les poumons ?

Si l'on se base sur les conséquences des cigarettes traditionnelles sur les poumons, la cigarette électronique passe pour un enfant de cœur en comparaison. Néanmoins, dire qu’elle est totalement inoffensive vis-à-vis du système respiratoire serait un mensonge. En effet, selon une étude poussée du British Medical Journal datant de 2019, vaper a bien des conséquences sur les poumons. Une vape quotidienne à haute fréquence avec des fumées à forte chaleur peut entraîner des lésions pulmonaires

C’est pourquoi, le corps médical, en faveur de la cigarette électronique pour le sevrage tabagique, affirme que celle-ci a une fonction temporaire.  Elle est une très bonne alternative pour combler le manque de nicotine issue de la cigarette traditionnelle mais doit rester un outil à utiliser le temps du sevrage.


Les dernières études autour de la question des effets de la cigarette électronique

Du côté des grandes études du domaine de la vape de ces dernières années, deux ont fait grand bruit lors de leur publication. La première est celle de l’OMS lors de son rapport sur la lutte anti-tabac publié en 2019.  Ce communiqué a terni la réputation de cette organisation mondiale. En effet, sur les 200 pages de communiqué, seules quatre sont consacrées à la vape et les termes sont loin d'être élogieux. L'OMS qualifie l'e-cig "d'incontestablement nocive" mais elle n'avance aucune donnée scientifique pour prouver ses dires. 

La deuxième grande étude qui a fait grand bruit est celle du Haut Conseil de Santé Publique datant de 2022.  Le texte stipule que « les bénéfices potentiels et les risques » de l’utilisation de la cigarette électronique « ne sont pas établis à ce jour ». Par conséquent, l'e-cig ne doit pas être proposée comme outil de sevrage du tabac par les professionnels de santé.


L’avis de B. Dautzenberg, un pneumologue en faveur de la vape

Le Professeur Bertrand Dautzenberg, spécialiste en pneumologie et tabacologie, est un fervent défenseur de la vape depuis des années. Il rappelle que si l'idéal reste de ne rien inhaler du tout, la vape reste un moyen efficace de cesser la consommation de tabac. Pour lui, la vape doit effectivement être réglementée mais il explique que c'est déjà le cas en France.

Alors que le professeur Dautzenberg s'était déjà insurgé pour le rapport de l’OMS, il montre une nouvelle fois son désaccord vis-à-vis de cette étude du Haut Conseil de Santé Publique : " Les membres du HCSP le disent eux-mêmes, aucun élément, pour l’instant, ne permet de dire que vapoter présente un risque significatif.” 

Alors que le Haut conseil décrit la vape comme un bon moyen de sevrage pour le fumeur souhaitant arrêter le tabac sans l’aide d’un professionnel de santé, il refuse au médecin la possibilité de la conseiller ! Quel médicament est bon lorsqu’il est pris en automédication et déconseillé lorsqu’il est prescrit par un médecin ?”


L’avis de Frédéric Le Guillou, président de Santé France

Pour ne pas avoir l'avis que d’un seul spécialiste, voici les propos de Frédéric Le Guillou, pneumologue et président de l’association Santé France : “ Avec les substituts nicotiniques, on ne répond pas à 75 % des personnes en demande de sevrage tabagique. À partir du moment où un patient nous consulte et s’investit dans ce type de démarche, il est en droit de ne pas vouloir des substituts nicotiniques, dont on connaît les limites, et le professionnel devrait pouvoir lui proposer d’autres solutions.” A-t-il indiqué lors de la publication du rapport du Haut Conseil de Santé Publique en 2022.

 

Vaut-il mieux utiliser une e-cig ou des substituts nicotiniques ?

Bien que la cigarette électronique ne soit pas sans risque pour la santé et le système respiratoire, elle reste, néanmoins, le meilleur outil pour arrêter sa consommation de cigarettes traditionnelles. Et c’est l'avis des deux pneumologues citées précédemment. Concernant la démarche de stopper la cigarette, il est nécessaire, dans un premier temps, d'avoir un apport en nicotine pour éviter les contrecoups du manque. En effet, la nicotine est responsable de la dépendance et n'est pas une molécule dangereuse pour la santé. Si vous avez des doutes là dessus, vous pouvez lire ce guide pour savoir si la nicotine est cancérigène ou pas. Cette dernière peut être transmise à votre corps par des substituts comme des gommes ou des patchs dans le cadre d'un sevrage tabagique. Mais, selon les données du Department of Social and Preventive Medicine de la Medical University de Vienne, les vapoteurs sont quasiment 2 fois plus prompts à arrêter de fumer grâce à la vape plutôt qu'avec tout autre substitut nicotinique.