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Montréal Original : la nouvelle grande marque d’e-liquides aux saveurs classics

Montréal Original : la nouvelle grande marque d’e-liquides aux saveurs classics

Nous aurions tort de considérer Montreal Original comme un fabricant d’e-liquides ordinaire. En effet, cette marque originaire du Canada se spécialise dans les e-liquides pourvus de saveurs classics. Elle recourt à une méthode de filtration spécifique et son succès ne s’est pas démenti, comme en témoignent ses 700 points de vente en France et les récompenses obtenues lors de la Vapexpo de 2021 et lors de la VapeXpro d’Athènes de 2022.

Or ce palmarès et sa réussite commerciale ont attiré notre attention. Vapoter.fr a donc rencontré Nathan Fréchette-Gagnon, président et co-fondateur de Montreal Original avec Jimmy Gingras et Guy Despres. Ses propos se révèlent riches d’informations sur le travail accompli par cette marque, sur ses ambitions et sur les caractéristiques des marchés canadien et français.

Un article sur des e-liquides classic, voilà qui a du sens pendant le mois sans tabac !


Quels sont les arômes classics de Montreal Original ? A qui s’adressent-ils ?

Les saveurs classics de Montreal Original s’articulent autour d’un concept : offrir aux vapoteurs l’alternative la plus réaliste au goût de la cigarette traditionnelle. Avec le nouveau procédé d’extraction que nous avons introduit sur le marché de la cigarette électronique, nous proposons un nouvel aspect d’un e-liquide classic, lequel doit plaire autant aux primo-vapoteurs qu’aux anciens fumeurs.

Pour ce qui est de notre catalogue, il se compose de saveurs de classics canadiens, mais aussi de saveurs provenant des marques de cigarettes les plus fumées en France. Ces dernières sont du reste nos meilleurs vendeurs sur le marché français.


Chaque pays propose ses e-liquides et on peut discerner des spécialités : la France se spécialise dans les classics, les Etats-Unis dans les gourmands et la Malaisie occupe une bonne place sur la partie des fruités frais. Pourtant, les normes sont assez identiques, ce qui permet une qualité globale. Pouvez-vous en dire davantage sur les normes actuelles du marché ? La législation française est-elle plus souple sur les classics que la législation canadienne ?

Selon notre expérience des marchés que nous avons développés, les normes européennes s’avèrent les plus strictes en ce qui concerne la composition des e-liquides. Au Canada, il n’existe pas autant de normes ni de régulations sur ce volet. Les conséquences sur le contenu de l’étiquetage sont donc limitées. 

Toutefois, les normes concernant la vente, la promotion et l’étiquetage des produits ainsi que les mentions d’avertissement sont plus strictes au Canada, et ce indépendamment de la composition. Il en est ainsi au Québec, province qui vient d’ailleurs d’interdire les saveurs autres que les classics. Cette loi entre en vigueur le 1er novembre 2023.


Montreal Original remet les classics canadiens au goût du jour avec un objectif : aider les fumeurs à mettre un terme à leur addiction. Les saveurs classics sont-elles les plus efficaces pour aboutir à un sevrage tabagique ?

Chez Montreal Original, notre stratégie s’oriente autour de la reproduction la plus fidèle qui soit du goût de la cigarette traditionnelle. Pourquoi ? Parce que notre approche se construit dans une optique de facilitation du sevrage tabagique. Or nous sommes convaincus que vapoter en goûtant la saveur que procure une cigarette traditionnelle facilite ledit sevrage, cette saveur classic apportant aux vapoteurs un goût familier. La transition entre l’usage d’une cigarette traditionnelle et l’usage d’une cigarette électronique s’effectuera ainsi en douceur.


Vous utilisez un processus d’extraction par osmose inverse. Pouvez-vous le détailler ? Qu’apporte-t-il de plus à vos e-liquides ?

Lors de la légalisation du cannabis au Canada en 2018, nous avons découvert de nouveaux procédés qui permettent d’obtenir un rendu fidèle sur des extractions aromatiques de plantes. Nous avons travaillé avec des partenaires commerciaux spécialisés dans le domaine et avons adapté ce processus à l’extraction des molécules aromatiques du tabac industriel. L’osmose inverse constitue un procédé d’extraction propre, lequel fonctionne avec la pression des fluides et n’emploie aucun solvant. Grâce à cette méthode, nous produisons des goûts classics fidèles et légers qui évoquent les saveurs d’une cigarette traditionnelle. Rien de mieux pour se sevrer.


La gamme Montreal s’étend chaque année. Avez-vous pour projet de diversifier votre gamme de produits ? Nourrissez-vous l’ambition de surpasser les marques françaises en matière d’e-liquides classics ?

La marque Montreal Original poursuit son processus de développement de nouveaux produits et cherche à étoffer son catalogue, bien qu’elle l’étoffe graduellement pour éviter une offre excessive. Nous venons de lancer nos meilleures ventes en format concentré pour toucher le secteur du DIY et avons gagné des parts de marché intéressantes en 2 ans. D’ailleurs, nous avons l’intention de continuer à nous imposer en leaders des e-liquides classics en France et de croître dans les années à venir. Vous n’avez pas fini d’entendre parler de vos cousins canadiens.


La législation en France est différente de celle du Canada, notamment sur l'appellation des arômes « tabac ». Pourtant, c’est au Canada que la politique de flavor ban est l’une des plus développées. Cela freine-t-il la croissance de la vape dans le pays ?

Effectivement, les appellations de produits sont différentes au Canada. Nous avons éprouvé des craintes au cours des dernières années lorsqu’il était question d’un bannissement des arômes au niveau fédéral pour l’ensemble du pays. Cette idée s’est vue écartée - pour l’instant -, mais nous subirons un bannissement des saveurs provinciales au Québec dès le mois de novembre 2023. Cette mesure ne sera pas sans conséquences sur le marché québécois puisque la restriction se limitera à cette province. Cette situation nuira au commerce de détail et à l’économie locale.


Une comparaison entre le consommateur européen et le consommateur du continent américain. Est-ce que l’un suit l'autre ? Qui crée la tendance ? Quelles sont les différences de consommation entre les deux clientèles ?

De façon surprenante, le marché européen a tendance à suivre les marchés américains en termes d’habitudes de consommation. Les puffs jetables, par exemple, sont arrivées et devenues populaires au Canada 2 ans avant qu’elles deviennent populaires en France. Quant aux sels de nicotine, ils constituent le format nicotinique le plus prisé au Canada, mais ce format ne s’est développé en France qu’après son affirmation sur le sol canadien. Enfin, le matériel premium et reconstructible a pratiquement disparu chez nous, notamment en raison de certaines régulations, alors que, en France, ce matériel n’est qu’en diminution au profit de plus petits dispositifs à cartouches remplissables. En fait, le Canada suit la France sur certains aspects, mais, dans l’ensemble, la France suit le Canada.


Sur le marché européen, vous vous alignez sur les prix de la concurrence. Pourtant, n’êtes-vous pas victimes d’importants frais d’export ou de taxes ? Quel marché se montre le plus rentable pour vous entre le marché américain et le marché européen ?

Nous subissons, en effet, des coûts plus élevés que les fabricants implantés en France. Toutefois, nous remédions en partie à ce désavantage concurrentiel en faisant conditionner nos produits dans l’Hexagone. Cela permet de réaliser des économies sur le transport des marchandises finies et d’être à même de rivaliser avec les autres fabricants locaux du marché. Cela dit, nous subissons des coûts additionnels importants liés à l’acheminement de nos matières premières en France.

En réalité, notre priorité reste d’offrir nos produits aux boutiques et aux consommateurs au même prix ou au prix standard, quitte à réaliser moins de marges. Cependant, le marché canadien ne procure pas plus d’avantages. Celui-ci comporte des taxes élevées sur les produits de vapotage et celles-ci affectent également les marges. Au bout du compte, les 2 marchés se valent.