Transports en commun et e-cigarette : ce que dit la loi

Le vapotage s’est démocratisé ces dernières années alors que de nombreux vapoteurs utilisent les transports en commun à une fréquence quotidienne. Mais la cigarette électronique est-elle autorisée dans ces espaces publics ? Comment la loi encadre-t-elle l’usage de cet appareil dans les transports ? Vapoter.fr dit ce qu’il en est de la réglementation et des sanctions encourues.
L’interdiction de vapoter dans les transports repose sur plusieurs arguments. D’abord, la gêne potentielle pour les autres passagers. En effet, même si la vapeur de l’e-cigarette n’a pas la nocivité de la fumée produite par la cigarette traditionnelle, elle peut être désagréable pour les personnes à proximité, surtout si elle est parfumée.
Ensuite, le gouvernement souhaite éviter toute confusion entre le tabac et la vape. Le fait de vapoter en public ne doit pas donner l’impression qu’il est acceptable de fumer une cigarette classique dans ces lieux. Si les vapoteurs étaient autorisés à utiliser leur e-cigarette dans les transports en commun, cela pourrait prêter à confusion et normaliser à nouveau la présence de la fumée en public.
Enfin, l’harmonisation des règles de santé publique a conduit à uniformiser les interdictions entre cigarettes classiques et cigarettes électroniques dans les lieux publics fermés.
Bien que la science ait démontré que le vapotage passif n’a pas d’impact nocif, le principe de précaution et de respect des autres demeure au cœur de cette interdiction.
Vapoter dans un transport en commun peut entraîner une amende susceptible de s’élever à 150€ et plusieurs situations peuvent mener à une sanction. Un contrôleur ou un conducteur peut verbaliser un vapoteur en train d’utiliser son appareil dans un bus, dans un train ou dans un métro. Un passager incommodé peut signaler un vapoteur et demander une intervention. Enfin, un contrôle aléatoire peut aboutir à une amende si le vapoteur est pris en flagrant délit.
En outre, une plainte peut être déposée contre un vapoteur ne respectant pas l’interdiction, bien que ce cas reste rare. Mieux vaut donc éviter de sortir son e-cigarette dans un transport public pour ne pas risquer une sanction.
Si vapoter dans les transports en commun est interdit, il existe des alternatives pour les vapoteurs qui ressentent le besoin d’utiliser leur cigarette électronique pendant un trajet.
Il est autorisé de vapoter sur les quais de gare en extérieur, ce qui permet de profiter de pauses vape entre deux trajets. Certains espaces fumeurs, notamment dans les aéroports, autorisent l’usage de l’e-cigarette avant l’embarquement. Enfin, dans les gares et autres espaces ouverts, le vapotage peut être toléré, mais il est conseillé de respecter la présence des autres voyageurs et de s’éloigner si cela peut les incommoder.
Le vapotage dans les transports en commun est donc interdit et toute infraction peut entraîner une amende. Il est cependant possible de vapoter sur certains quais extérieurs et dans les espaces dédiés.
En fait, pour voyager avec sérénité, il est recommandé de se renseigner sur la réglementation locale et de respecter les autres passagers, même dans les zones où la vape est autorisée.
Depuis l’entrée en vigueur de la Loi Santé du 26 janvier 2016, le vapotage est interdit dans les transports publics fermés. Cela concerne notamment les bus et les tramways, les métros et les RER, les trains régionaux et nationaux ainsi que les autres moyens de transport en commun couverts.
