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Le Royaume-Uni, l'exemple à suivre ?

Le Royaume-Uni, l'exemple à suivre ?


Chapeau melon et tea time, voilà le duo parfait pour se représenter la vie d’un Britannique typique. Les stéréotypes sur la perfide Albion sont nombreux. On peut aussi compter leur amour inconditionnel pour la reine, ou encore leur attachement au respect des règles, même les plus saugrenues. Terre des Beatles, du roi Arthur et de l’incomparable English Breakfast, le Royaume-Uni est aussi celle de la cigarette électronique, et pour de nombreuses raisons. Depuis l’apparition de ce petit objet rempli d’électronique sur ces îles, le Royaume-Uni s’est imposé comme le pays européen le plus avancé en matière de vape. Son évolution a été bénéfique au cours du temps. Mais l’avenir politique et économique de celui qui fut longtemps considéré comme l’ennemi héréditaire de la France est aujourd’hui incertain. Et la vape dans tout cela ? L’heure est venue de faire un point sur l’état actuel de la cigarette électronique britannique et son avenir dans un contexte troublé par le Brexit.


Au sommaire :


Quand la cigarette électronique se lance à la conquête des Îles britanniques


Le Royaume-Uni, l'exemple à suivre ?


Tel Guillaume le Conquérant, la cigarette électronique débarque au Royaume-Uni en 2010 au cri de God save the Queen. Il n’en suffit pas plus pour la faire entrer définitivement dans le cœur des Britanniques. Dès son arrivée, elle est perçue comme un produit réellement efficace pour lutter contre le tabagisme, fléau de toute une société. De nombreuses études scientifiques viennent approuver un fait : l’e-cigarette est largement moins nocive que la cigarette.  Et encore mieux, elle est bénéfique pour ces fumeurs qui n’arrivent pas à mettre un terme à leur consommation de tabac. Une étude de la très sérieuse University College London publiée en mai 2019 vient encore une fois prouver son efficacité. Le tabac tue environ 6 millions d’individus par an dans le monde. Les Britanniques voient en la cigarette électronique la solution idéale à cette calamité.  


Le pays de la vape


Une enquête de l’association Action on Smoking and Health le prouve. Le Royaume-Uni compte aujourd’hui plus de 3 millions de vapoteurs. Parmi eux, 2 millions étaient d’anciens fumeurs qui ont arrêté de fumer grâce à la cigarette électronique. En 2017, le dernier recensement a montré que le pourcentage de fumeurs adultes est passé de 20.2% à 15.5% sur les Îles britanniques. C’est bien simple, il s’agit du taux le plus bas jamais enregistré en Grande-Bretagne. 


Seulement, un problème demeure. La probabilité de réussir à se tourner vers la cigarette électronique pour mettre un terme à sa consommation de tabac est beaucoup plus importante dans les catégories sociales aisées. Rappelons-le, le Royaume-Uni se compose d’une société de classes. Il est réellement difficile de sortir de sa condition lorsque l’on naît dans une certaine catégorie sociale. Nous sommes dans un pays qui prône le calvinisme et croit fortement en la prédestination. L’inégalité n’est pas que sociale. Face à la vape, les Britanniques ne naissent pas égaux. Malgré tout, il est un fait qui demeure indéniable : la cigarette électronique a permis au pays de la langue de Shakespeare d’enregistrer son plus faible taux de fumeurs, et cela en dix années seulement. 


Quand la vape devient politique


Les nations européennes qui se montrent encore officiellement sceptiques devant la cigarette électronique sont nombreuses. La France en fait partie. Il faut réglementer ce produit utilisé par de plus en plus d’individus, et pour ces pays il apparaît comme une évidence de le classer généralement comme un produit issu du monde du tabac. C’est donc simple, ce qui s’applique sur la cigarette classique, s’applique aussi à l’e-cigarette. Mais le Royaume-Uni aime se détacher de la plupart de ses voisins. Faire comme tout le monde ? Très peu pour lui. Le pays ne se contente pas de rouler à gauche, préférer une monarchie à une république, apprécier la cuisine épicée plutôt que les plats à la crème, il présente aussi la cigarette électronique comme un moyen sûr et efficace d’arrêter de fumer. 


Les institutions politiques britanniques prennent fait et cause pour la vape, et la cigarette électronique entre en politique. Le Public Health England, l’équivalent du ministère de la santé français, prend en charge l’affaire. Elle recommande la cigarette électronique comme un réel moyen de sevrage. C’est donc tout naturellement qu’elle l’inclut dans son plan antitabac. En somme, le gouvernement met en valeur le produit quand ses confrères étrangers préfèrent s’y opposer. 


Le produit phare du plan antitabac britannique


Le Public Health England ne rigole pas avec la vape. Elle a l’intention de créer une “génération sans fumée” et pour ce faire, elle voit en la cigarette électronique le faire-valoir de son action. 


Le Stoptober, instigateur du “mois sans tabac”


Le Royaume-Uni, l'exemple à suivre ?


Le PHE met en place en 2012 le Stoptober. Ce mot est en fait la contraction de “stop” et de “october”. Une fois que l’on a compris sa signification, il est facile de deviner son principe d’action. Au cours du mois d’octobre, le gouvernement encourage les fumeurs à ne plus toucher à leur cigarette durant 28 jours. Et pour ce faire, un seul outil est nécessaire : la cigarette électronique. Voilà sept années que le Stoptober se poursuit. Durant ce mois, des stands d’information sur les dangers du tabac et les bienfaits de la cigarette électronique sont ouverts dans de nombreuses villes anglaises. Des défis sportifs et collectifs sur le modèle du Téléthon sont aussi organisés. Des groupes d'entraide d’ex fumeurs sont également institués. Au cours de ce mois, une véritable stratégie de communication se met en place. Que ce soit à la télévision, à la radio, dans la presse, ou encore sur internet, toutes les plateformes sont utilisées pour mettre l’accent sur la cigarette électronique et ainsi mettre définitivement fin à sa consommation de tabac.


Et l’action du Stoptober fonctionne. Les tentatives d’arrêt ont augmenté de 50% par rapport aux autres mois de l’année de son lancement. Les fumeurs qui font l’effort d’arrêter durant 28 jours ont plus de chance de mettre définitivement fin à leur consommation. Enfin, le nombre de vapoteurs a presque doublé grâce à son action. Ce succès encourage les autres nations européennes à faire de même. 


The Vaper Expo UK


Le Royaume-Uni, l'exemple à suivre ?


Mais l’action en faveur de la vape ne se limite pas à une simple stratégie de communication. En Angleterre se tient aussi un salon consacré à la cigarette électronique. The Vaper Expo UK a lieu chaque année au parc des expositions national de Birmingham, au coeur de l’Angleterre. 300 exposants viennent présenter leurs nouveautés et offrir leurs conseils en matière de vape aux 20 000 visiteurs qui se massent dans ces locaux durant trois jours. Aujourd’hui, il peut se vanter d’être l’un des plus importants événement sur la vape en Europe. 


Le Royaume-Uni est définitivement le fief de la cigarette électronique. Entré dans la conscience collective comme un moyen efficace d’arrêter de fumer, les gouvernements successifs n’hésitent pas à le mettre en avant. Mais à l’heure du Brexit, une question demeure. Quel sera l’avenir de cet objet rempli d’électronique ?


La cigarette électronique face au Brexit


Les négociations entre le royaume d’Elizabeth II et l’Union européenne sont au point mort. Mais le nouveau Premier Ministre Boris Johnson l’a annoncé, avec ou sans accord le Royaume-Uni sortira de l’Union le 31 octobre 2019. Cette décision a forcément un impact sur la vape. 


Une réglementation nouvelle


D’abord, les répercussions sont d’ordre juridique. Avec son entrée dans l’UE en 1973, le Royaume-Uni a dû se plier aux exigences de l’association. En 2016, l’UE impose le Tobacco Products Directive, une loi qui réglemente la vente et la production de cigarettes classiques et de cigarettes électroniques. Les restrictions sont contraignantes. La vente de e-cigarette est interdite aux mineurs, tout comme la publicité. Enfin, les e-liquides nicotinés sont limités à 10 ml de contenance. De plus, partant du principe que la plupart des liquides ne dépassent pas les 18mg de nicotine, une décision européenne a imposé un taux de nicotine ne pouvant dépasser les 20 mg/ml. Les réservoirs pré-remplis de e-liquides sont quant à eux limités à 2 ml de contenance. 


Avec le Brexit, le Royaume-Uni sera libre de proposer ses propres règles sur la cigarette électronique. Les associations qui défendent la vape, comme la Vaping Industry Association, espèrent forcément que le gouvernement s’exprimera en faveur de cette dernière. Boris Johnson a promis de revoir la réglementation sur le tabac, et donc la cigarette électronique, d’ici mai 2021. D’ici là, le militantisme est de mise. Mais au vu des précédentes actions du gouvernement, il est presque certain que la réglementation sera plus souple que la TPD. De cette manière, le Royaume-Uni va attirer les vapoteurs sur ses terres qui fuiront cette union de nations contre la cigarette électronique.


Les craintes d’une sortie sans accord


Une sortie de l’Union européenne peut faire peur. Et pour cause, dès le 31 octobre, le Premier Ministre a annoncé vouloir fermer les frontières. Les flux de marchandises se feront donc plus difficilement. Avec cette décision, les blocages à la douane, mais aussi le coût de ces importations seront plus importants. Le Royaume-Uni avait pris la décision d’augmenter les prix des paquets de cigarettes pour inciter à arrêter de fumer depuis plusieurs années. Il était même en avance sur ses voisins européens sur ce point. Mais ces frontières difficilement franchissables auront aussi l’effet indésirable d’augmenter les prix sur les e-liquides et les matériels nécessaires dans l’univers de la vape. 


Le Royaume-Uni, l'exemple à suivre ?


Mais ce n’est pas seulement une question économique. En se mettant à dos de nombreux pays membres de l’Union européenne, le Royaume-Uni pourrait connaître une pénurie de produits devenus nécessaires au quotidien des Britanniques. Certains pays pourraient mettre fin à leurs accords commerciaux avec le royaume. La vape serait forcément impactée. Imaginez une boutique remplie à moitié, proposant uniquement des produits créés sur les Îles britanniques. C’est bien la crainte de nombreux Anglais. Même si la Grande-Bretagne est l’un des plus grands fabricants européens dans l’univers de la vape, certains vapoteurs apprécient les produits français ou encore allemands. Cette pénurie pourrait contraindre certains vapoteurs de se tourner une nouvelle fois vers la cigarette classique.


Le Brexit est encore dominé par un grand point d’interrogation. Les questions sont nombreuses mais en somme le marché britannique de la cigarette électronique devrait connaître des avancées majeures et bénéfiques aux vapoteurs. L’Angleterre est et restera le pays européen des vapoteurs. 


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